Ce mois ci :
Juin 2002
Numéro 102



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Exposition : "Le cheval et la poste"
Musée de Caen du 1 juin au 31 octobre

Le cheval est un des emblèmes de la Normandie. Différents acteurs de la Haute et Basse-Normandie, musées, conservatoires départe-mentaux, haras, ont décidé de s'allier pour créer un événement autour de cet animal fétiche. Leur but commun est de mieux en faire connaître l'histoire, l'utilité, la beauté et la légende en Normandie au travers d'expositions. Les objets et œuvres présentés seront donc tous normands et présenteront toutes les manières d'envisager le cheval.

Dans le cadre de cette opération " Le cheval en Normandie ", réunissant sept musées, le Musée de La Poste et des techniques de communication en Basse-Normandie de Caen présente, du 1er juin au 31 octobre 2002, une exposition intitulée " Le cheval et la poste ". À travers de nombreux documents et objets, cette exposition retrace l'utilisation du cheval faite pour l'acheminement du courrier, depuis les messagers de Guillaume de Conquérant jusqu'au facteur corse à cheval.

 

Musée de la poste en Roussillon


Le Musée de la poste en Roussillon fête son
quinzième anniversaire

Du 17 au 20 mai le Musée de La Poste en Roussillon a ouvert ses portes pour nous raconter l'histoire de la Poste des origines à nos jours : des origines de la communication avec les tours à signaux, particularités du département du musée, à la communication moderne avec le téléphone ; des origines de la Poste avec le cursus publicus, service d'acheminement du courrier qui emprunta la Via Domitia (voie militaire romaine qui s'étend du Rhône à l'Espagne, en passant par le Roussillon) au service actuel et à l'usage du timbre-poste instauré par Étienne Arago qui naquit il y a 200 ans à Estagel.

Au programme des festivités, une exposition temporaire unique et originale : " La saga publicitaire et philatélique du vin apéritif Byrrh ". Une grande vente de souvenirs philatéliques et cartes postales ainsi que la mise en vente d'un PAP spécial et d'un tampon commémoratif furent organisés.

 


La station de Saint-Marcan restaurée

A propos de Saint-Marcan

Le numéro d'avril de FNARH Info a publié un entrefilet sur ce poste comportant des inexactitudes mineures. La première est très intéressante à étudier. Il s'agit de l'indication d'un temps de 8 minutes pour transmettre un message de Paris à Brest, ce qui est faut. Et pourtant ce sont les Chappe eux-mêmes qui ont lancé cette affirmation. Ils ont écrit " des personnes dignes de foi ont noté qu'entre l'heure de départ à Paris et celle d'arrivée à Brest, il ne s'était écoulé que huit minutes ".

C'était apparemment vrai, mais ce que nos habiles présentateurs s'étaient bien gardé de préciser, c'est qu'en chaque lieu, ces heures étaient les heures locales, les seules employées vers 1825-1830. À cette époque, hors les astronomes ou les officiers de marine, la plupart des gens ignoraient le décalage horaire, lequel occasionne à Brest un retard de plus de 25 minutes sur l'heure de Paris.

Dans le meilleur des cas, il ne faut pas moins de 20 secondes par station pour observer et reproduire un signal simple, ce qui au mieux permet de progresser de trois postes à la minute. Comme il existait 55 stations entre Paris et Brest, un simple calcul (55 : 3 = 18,33) montre qu'il fallait au minimum plus de 18 minutes pour passer un signal isolé. Mais, ce qui est impossible en 8 minutes, devient réalisable si l'on ajoute les 25 minutes de décalage horaire, ce qui en fait nous permet de disposer de 33 minutes réelles. Dans cette durée, même avec un franchissement de direction, le temps de transmission d'un court message d'une dizaine de signaux est près de la limite, mais fort possible. On sait que les frères Chappe possédaient un sens aigu des relations publiques, mais en plus, ils savaient utiliser les apparences…

Michel Ollivier
 


Soutenance de thèse

En collaboration avec l'Université de Caen - Basse-Normandie, le Centre de Recherche d'Histoire Quantitative, et avec le concours du Comité pour l'Histoire de la Poste, sous la direction de Jean-Pierre Daviet, Sébastien Richez a soutenu avec succès sa thèse le lundi 3 juin sur :
" Le développement des postes au XIX eme siècle: acculturation des Français, implantations et mutations des infrastructures et des personnels par l'illustration de la Normandie 1830 - 1914 ".
Il a obtenu la mention "Très honorable" avec les félicitations du jury.

 

 



Musée des Anciens Ambulants de Toulouse
:
"Un siècle de calendriers des PTT"

Le 1er mars dernier, l'association des Anciens Ambulants de Toulouse, présidée par Michel Padilla, inaugurait une exposition sur le thème " Un siècle de calendriers des PTT 1900-2000 ". Un article lui fut consacré dans les colonnes de FNARH Info n°99.
Ce sont près de 300 visiteurs qui ont pu découvrir cette exposition dont la visite était gratuite. Elle leur a permis de découvrir, ou de redécouvrir, une partie de leur enfance au travers d'almanachs aux illustrations parfois insolites. Nous rappelons que cette manifestation s'est déroulée sous la présidence de Patrick Widlœcher, Directeur de la Communication du Groupe La Poste, qui nous fait par de sa satisfaction de se retrouver dans une allège postale, et ajoute " j'ai commencé ma carrière à La Poste comme ambulant sur la ligne Paris à Metz et Paris Nancy, il poursuit non sans nostalgie , les ambulants, c'étaient "les seigneurs", une grande famille, un peu en marge de La Poste ". René Malgoire, président d'honneur de l'association, poursuit : " le travail de nuit était harassant, il n'y avait pas de place pour les "traîne la patte", l'appropriation du travail étaient très forte chez les ambulants ".

Nous vous rappelons que le musée des ambulants est ouvert tous les mardis de 14 h à 18 h ou sur RDV au 05 61 13 44 46. Par ailleurs, l'association organise deux à trois fois par an un voyage à bord du train postal tracté par une locomotive à vapeur sur la ligne de Toulouse à Bordeaux ou Cerbère, renseignez-vous !
On peut aussi envoyer un Courriel

 

Raymond-Marin Lemesle :
"L'économie des télécommunications en Afrique"

L'Afrique subsaharienne compte environ le même nombre de téléphones que la ville de Tokyo. Son retard pourrait s'accentuer à l'heure où le monde industrialisé se lance sur les super-autoroutes de l'information. De plus, la plus grande partie des équipements en service en Afrique est importée et l'assistance technique y manque de coordination. Le poids économique des télécommunications repose aujourd'hui sur des disparités techniques et financières que les organisations internationales tentent d'atténuer afin de promouvoir le Continent sur le marché mondial des télécommunications.
Dans cette perspective, l'évolution des statuts des opérateurs des télécommunications africaines s'oriente vers la privatisation des services, à l'instar des pays industrialisés. Parallèlement, l'abandon des technologies obsolètes s'impose afin que la fracture numérique n'aille pas en s'approfondissant. Le présent ouvrage n'est ni un traité d'économie, ni un traité technologique, mais plutôt une synthèse des principaux problèmes intéressant une économie spécialisée, où les aspects des télécommunications spécifiques à l'Afrique sont abordés.
Ancien fonctionnaire des Postes et Télécommunications du Maroc, l'auteur est titulaire d'un DESS en gestion des télécommunications et d'un doctorat en sociologie des organisations. Membre correspondant de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer et membre de l'Institut pour la Recherche Économique et Sociale sur les Télécommunications (IREST), il a été auditeur au Centre des Hautes Études sur l'Afrique et l'Asie modernes (CHEAM).
L'ouvrage:
(17 x 25) - 200 p. - 22,90 € (15 € port gratuit pour les membres de la FNARH).
Ouvrage disponible chez l'éditeur :
KARTHALA - 22-24 Bd. Arago - 75013 Paris - 01 43 31 15 59 Fax : 01 45 35 27 05
et également chez l'auteur :
R.-M. LEMESLE - 4 rue Frédéric Chopin - 91000 Évry .

 

 


Deuxième prix


Troisième prix


Quatrième prix


Cinquième prix
Timbre régional "Aquitaine"
(deuxième partie
)

Pour la région Aquitaine, les candidats ont adressé 99 maquettes. Le 28 octobre 1975, le jury, réuni sous la présidence M. Achille-Fould, alors secrétaire d'État aux Postes et Télécommunications, a choisi les cinq maquettes présentées sur votre encart. Le choix définitif a été particulièrement difficile tant notre région est diverse :

diversité géographique : paysage de plages, de rochers, de forêts, de coteaux, de massifs montagneux,
diversité économique : agriculture et industrie,
patrimoine archéologique, historique, culturel, folklore

Il a fallu faire un choix. Devait-on retenir, pour représenter cette région à visages multiples, un projet à caractère figuratif ou s'orienter vers une représentation plus abstraite, plus subjective ? Parmi les cinq maquettes sélectionnées, on retrouve les deux styles :

la première page de l'encart reproduit le projet couronné par le jury, d'un bordelais, Rémy Barreau, ancien élève des Beaux-Arts, qui a confié aux couleurs le soin d'évoquer les caractéristiques dominantes de notre région : le bleu de la mer et du ciel, le vert des forêts et des campagnes et le rouge ambré de nos vins, en utilisant un graphisme simple et moderne

Les mentions " Timbre Régional " et " Premier Jour d'émission " y sont apposées, en haut à gauche.

sur la deuxième page : le timbre régional, avec l'oblitération spéciale " Premier Jour " ,
au-dessous : le projet du 2e prix, Éric Malejac, résolument abstrait, fait de coups de pinceaux verts et jaunes entrecroisés, d'une grande finesse de conception,
pour des raisons d'harmonie dans la présentation de l'encart, l'Aquitaine est représentée sous un aspect figuratif par le 4e prix, Claude Jumelet. On y retrouve, dessinés avec une grande rigueur dans l'expression, les divers thèmes évoqués ci-dessus,
sur la troisième page, le 3e prix, Jean Poumarède, a coloré de bleu et de vert son graphisme mouvant, évoquant le roulement de la vague océane et le vent dans la cime des pins,
enfin, format vignette, la maquette du 5e prix attribué à Jacky Larivière, représente fidèlement la région, par de nombreux thèmes dont l'association forme un ensemble très complet.

Ainsi avons-nous représenté sur cet encart un moment important de l'histoire de la Poste régionale. Notre association ne pouvait manquer de commémorer cet événement par un document riche en couleur. Le tirage en est limité.
Nous souhaitons vivement que cet encart 1976, consacré au " Timbre aquitaine " et à l'Aquitaine vue par le timbre, vous plaise.

 
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du numéro précédent

   


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